Anne et Joaquim Miranda sont parmi les initiateurs d'une geste solidaire exemplaire à Madagascar, leur association Cap Espérance vient d'être renommée
Yocontigo.
Après avoir autorisé aux habitants du village d'Ambohidratimo de bâtir leur maison dans le quartier de Tsaratanana, le couple se prépare à recommencer ses valises pour, cette fois, guider la création d'une école, financée par la Région, le conseil général et la Fondation de France.
Les plans sont déjà faits.
L'établissement recevra 400 enfants dans neuf classes. À ce jour, seuls 270 enfants peuvent suivre des cours, à 90 par classes !
Ce n'est pas certainement l'humanitaire, mais de préférence un acte solidaire et « surtout pas de l'assistanat », insiste Anne.
Ce projet, comme celui des maisons particulières, accède à la population locale d'être autonomes. O
n leur donne les moyens, après à eux de réjouir. L'école sera ainsi fondée par des élèves du lycée technique du coin qui manque affreusement d'instruments pédagogiques. Ces jeunes seront formés, une bonne fois pour toutes et pourront ainsi repérer plus simplement du travail.

L'école sera embellie d'un jardin collectif, maintenu par les parents d'élèves. De quoi nourrir la cantine. Un autre projet verra le jour dans le village : un écolodge, sorte de maison d'hôtes pour les touristes ou les professeurs en stage d’amélioration. C'est aussi un lieu où les artisans locaux pourront organiser des stages.
Enfin, une digue modérée sera installée sur un chemin de traverse employé par près de 2 000 personnes par jour.