Arnaud Bruckler, créateur d’ONG Madagascar

Pourquoi ONG Madagascar ?

Madagascar est entré dans mes sujets par une carte. Une carte de répartition des lémuriens, sur laquelle un groupe entier de primates tenait sur une seule île. J’ai d’abord cru qu’elle était incomplète et qu’il manquait des zones ailleurs. Elle ne l’était pas.

L’explication tient à la géologie. L’île s’est séparée du bloc indien il y a 88 à 90 millions d’années, et sa faune a évolué seule depuis. Environ 90 % des vertébrés terrestres et d’eau douce recensés à Madagascar sont endémiques. Le chiffre circule beaucoup, il est rarement expliqué, et il ne dit rien de ce qui abîme cette biodiversité aujourd’hui.

On trouve donc ici ce que recouvre concrètement cette richesse et ce qui la met en danger : la richesse de la biodiversité et les espèces qui la composent, les réserves naturelles qui en protègent une partie, et les enjeux écologiques de l’île, de la déforestation à la dégradation des sols.

Je m’appelle Arnaud Bruckler, et si ce site existe, c’est aussi pour une raison professionnelle. Le netlinking est mon métier depuis 2012, en indépendant : je fais monter des sites dans les résultats de recherche en travaillant les liens qui pointent vers eux. Une partie de cette activité consiste à monter et à entretenir, pour des clients, des réseaux de sites thématiques. À force d’en construire pour d’autres, on finit par vouloir le sien, sur un sujet qu’on ne lâchera pas au bout de trois mois.

Comment ce site est fabriqué

Ce n’est pas un carnet de voyage, et je ne prétends pas raconter le terrain à la place de ceux qui y travaillent. Les pages s’appuient sur des sources publiques, des travaux scientifiques et des données d’organisations qui suivent l’île depuis des années. Quand un chiffre ne se vérifie pas, il n’est pas écrit. Quand deux sources se contredisent, je le dis plutôt que de trancher à leur place.

Deux sacs et un terminal

Arnaud Bruckler de dos, un sac à dos noir et un sac rouge sur les épaules, face à la façade du terminal 2 d'un aéroport
Deux sacs à dos, terminal 2, un vol à prendre

Cette photo est la seule constante de mes dernières années. Deux sacs, une façade d’aéroport, un vol à prendre, et un bureau qui se réinstalle une fois arrivé. Ce mode de vie n’apprend rien sur la biologie, mais il apprend une chose utile pour écrire ce genre de site : un endroit ne ressemble jamais tout à fait à ce qu’on en a lu avant d’y aller, et ce qu’on en lit après ne ressemble pas non plus à ce qu’on y a vu.

C’est pour ça que je date mes sources et que je les nomme. Madagascar est un pays sur lequel beaucoup de choses fausses circulent, dans les deux sens : le sanctuaire intact d’un côté, le désastre irrécupérable de l’autre. Ni l’un ni l’autre ne tient debout dès qu’on regarde région par région, forêt par forêt, réserve par réserve. C’est ce niveau de détail que j’essaie de tenir ici.

Mes autres sites

On me demande parfois pourquoi quelqu’un qui vit du référencement tient un site sur l’écologie malgache. Je n’ai jamais très bien su séparer les deux. Je publie aussi sur Altermonde Sans Frontières, où il est question de déplacements bien plus que d’environnement, et je fournis des textes à Conservation Nature depuis plusieurs années. Le détail de mon métier est sur arnaud-bruckler.fr.